La vie chrétienne

Le baptême et la Cène du Seigneur

« Et Philippe lui dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela t'est permis. »

Actes 8:37

Par Dr Joseph Salloum

Le Seigneur Jésus-Christ a laissé aux siens remarquablement peu de choses à faire en fait de cérémonies. Ni sacerdoce, ni autel, ni encens, ni calendrier de rites obligatoires. Il n'a laissé que deux choses toutes simples : de l'eau, et un repas de pain et de vin.

L'une et l'autre sont d'une simplicité étonnante. L'une et l'autre furent destinées à être comprises par n'importe qui. Et l'une et l'autre ont été si recouvertes de disputes, de mystère et de rituel que bien des personnes sincères les trouvent aujourd'hui plus déroutantes qu'éclairantes.

Cet article expose ce que l'Écriture dit réellement à leur sujet : ce que chacune représente, à qui elles s'adressent, ce qu'elles ne peuvent pas faire, et pourquoi elles importent malgré tout.

1. Ce qu'elles ont en commun

Avant de les considérer séparément, remarquons quatre choses qu'elles ont en partage.

Toutes deux ont été commandées par le Seigneur Jésus-Christ lui-même. Ni l'une ni l'autre n'a été inventée par l'Église elle-même. Envoyant ses disciples, il leur dit de faire des disciples de toutes les nations, les baptisant et leur enseignant à garder tout ce qu'il avait commandé. Instituant la Cène, il dit : faites ceci en mémoire de moi.

Toutes deux sont des images. Elles mettent la vérité en scène pour l'œil, au lieu de se contenter de l'énoncer pour l'oreille. Dieu sait fort bien que nous sommes des créatures oublieuses qui retiennent par les sens ce que nous laissons échapper par l'esprit.

Toutes deux désignent le même événement. Le baptême représente une mort, un ensevelissement et une résurrection. La Cène annonce un corps rompu et un sang répandu. Ni l'une ni l'autre ne parle de nous ; toutes deux parlent de ce qui lui est arrivé, à lui.

Et ni l'une ni l'autre ne sauve. Il faut le dire d'emblée et sans détour, car bien des confusions tiennent à ce point. L'image d'une chose n'est jamais la chose elle-même. La photographie d'un pain n'a jamais nourri personne.

2. Le baptême : qui est baptisé

L'Écriture est remarquablement constante quant à l'ordre suivi, et cet ordre règle la plupart des questions que l'on pose.

« Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle de ce qui concerne le royaume de Dieu et le nom de Jésus-Christ, ils furent baptisés, tant les hommes que les femmes. » (Actes 8:12)

Notez bien la séquence : quand ils eurent cru… ils furent baptisés. Or cet ordre ne varie jamais, nulle part dans tout le Nouveau Testament. Le jour où l'Église commença, ceux qui reçurent avec joie la parole furent baptisés. Un geôlier crut le premier, puis lui et toute sa maison furent baptisés. Dans chaque cas, la foi vient la première et le baptême suit.

L'exemple le plus clair de tous est celui d'un homme lisant Ésaïe dans son chariot sur une route déserte. On lui expliqua l'Évangile, et il posa une question :

« Voici de l'eau, qu'est-ce qui m'empêche d'être baptisé ? Et Philippe lui dit : Si tu crois de tout ton cœur, cela t'est permis. Et l'eunuque répondant, dit : Je crois que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Et il commanda qu'on arrêtât le chariot ; et ils descendirent tous deux dans l'eau, Philippe et l'eunuque ; et Philippe le baptisa. » (Actes 8:36-38)

Pesez bien toute la réponse de Philippe, car elle énonce clairement l'unique condition. Si tu crois de tout ton cœur, cela t'est permis. Non pas : si tu as achevé ton instruction. Non pas : si le fonctionnaire compétent est présent. C'est la foi, et rien d'autre, qui qualifie une personne.

Ce qui explique aussi, sans qu'il soit besoin d'aucune argumentation, pourquoi l'Écriture ne contient pas un seul cas d'enfant en bas âge baptisé. Ce n'est point que les enfants soient mal-aimés ou exclus ; le Seigneur Jésus-Christ les a pris dans ses bras et les a bénis. C'est simplement que le baptême suit la foi, et qu'un nourrisson ne saurait croire. Il le pourra le moment venu, et alors il pourra être baptisé comme tous les autres l'ont été dans l'Écriture — c'est-à-dire comme croyant.

3. Ce que le baptême représente

Le baptême n'est ni un lavage qui ôterait quelque chose, ni un baptême de nouveau-né. C'est bel et bien un ensevelissement.

« Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort ? » (Romains 6:3)

L'image est celle de l'identification du croyant avec ce qui est arrivé à Christ : il descend dans l'eau comme dans un tombeau, et il en ressort comme Christ est ressuscité. L'ancienne vie est tenue pour finie et ensevelie ; une vie nouvelle a commencé. L'Écriture le dit clairement — nous avons été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous marchions nous aussi dans une vie nouvelle.

Voilà pourquoi la manière importe, et ce n'est nullement par obstination. Le mot employé signifie lui-même plonger ou immerger. L'image exige une descente et une remontée — l'aspersion ne saurait dépeindre un ensevelissement. Et les récits le décrivent en conséquence : ils descendirent dans l'eau, et ils en ressortirent. Jean baptisait en un certain lieu parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, détail bien étrange à consigner si quelques gouttes avaient suffi.

4. Le baptême ne sauve pas

Il faut l'affirmer ici sans aucun détour, car un très grand nombre de gens se reposent sur la mauvaise chose.

Le brigand sur la croix ne fut jamais baptisé. Il n'en eut aucune occasion — il était cloué sur une croix à quelques pieds du Seigneur Jésus-Christ, et ne pouvait rien faire d'autre que croire. Et il s'entendit dire, ce jour-là même, qu'il serait dans le paradis. Quoi que soit le baptême, il ne saurait donc être nécessaire au salut, sans quoi cet homme-là n'y est pas.

Et toute la doctrine de la grâce l'interdit :

« Il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde. » (Tite 3:5)

« Car vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi ; et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu ; Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Éphésiens 2:8-9)

Si le baptême était requis pour le salut, alors le salut dépendrait de la disponibilité d'un autre et du fait d'avoir assez de temps devant soi — et un homme converti sur un lit d'hôpital une heure avant de mourir serait perdu sans qu'il y eût de sa faute. L'Écriture ne connaît rien d'un tel arrangement.

Si donc vous avez été baptisé et que vous vous reposiez là-dessus, entendez-le clairement : vous vous confiez en l'image au lieu de vous confier en la Personne. L'eau n'a jamais sauvé personne. C'est Christ qui sauve, et on le reçoit par la foi.

5. Pourquoi donc être baptisé ?

La question honnête suit alors immédiatement. Si cela ne sauve pas, pourquoi s'en soucier ?

Parce qu'il l'a commandé. Cela seul suffit à trancher l'affaire pour quiconque l'appelle Seigneur. L'obéissance n'exige nullement que le commandement nous paraisse utile avant que nous y obéissions.

Parce que c'est une confession publique. Le baptême est le lieu où un croyant déclare ouvertement, devant témoins, qu'il appartient à Christ. C'est l'équivalent néotestamentaire du drapeau cloué au mât — ce qui explique précisément pourquoi la chose a toujours coûté quelque chose dans les lieux hostiles, et pourquoi en certaines parties du monde c'est le moment où une famille renie un converti.

Parce qu'il marque un commencement. Il y a une réelle valeur dans un acte précis et daté. Le croyant qui a été baptisé possède un moment vers lequel il peut se retourner, et c'est là un secours bien réel dans les saisons de doute.

Et parce qu'il vous identifie à un peuple. Le baptême est la porte d'entrée dans la communion visible d'une église locale. Le chrétien n'a jamais été destiné à être une créature solitaire.

Encore un mot pour ceux d'entre vous qui s'inquiètent. Si vous avez été baptisé tout petit, ce ne fut ni votre acte ni votre foi, quoi que la chose ait pu signifier pour ceux qui l'avaient arrangée. Être baptisé maintenant comme croyant, ce n'est nullement insulter la sincérité de quiconque. C'est simplement faire, en tant que croyant, ce que l'Écriture décrit les croyants faisant.

6. La Cène du Seigneur : ce qu'il a institué

La nuit où il fut trahi, le Seigneur Jésus-Christ prit du pain, rendit grâces, le rompit, et dit que c'était là son corps qui était donné pour eux, et qu'ils devaient faire cela en mémoire de lui. Il prit de même la coupe après le souper, disant qu'elle était la nouvelle alliance en son sang, et que toutes les fois qu'ils en boiraient, ils devaient le faire en mémoire de lui.

Et l'apôtre Paul ajoute l'explication : toutes les fois que nous mangeons ce pain et que nous buvons cette coupe, nous annonçons la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne.

Trois choses différentes s'y trouvent contenues, et il vaut la peine de les prendre une à une.

7. Elle regarde en arrière : un mémorial

La note dominante y est celle du souvenir. Faites ceci en mémoire de moi.

Remarquez bien toute l'humilité d'une telle demande. De toutes les choses par lesquelles il aurait pu demander qu'on se souvînt de lui — son enseignement, ses miracles, sa résurrection — il a choisi sa mort, et il en a choisi les emblèmes les plus simples qui soient. Du pain, qui se rompt. Du vin, qui se répand.

Et remarquez le besoin que cela suppose. Il savait fort bien que nous oublierions. Non pas que nous nierions — mais que nous oublierions. L'événement le plus extraordinaire de toute l'histoire peut devenir un simple bruit de fond dans l'esprit d'un homme croyant en l'espace de quelques années, et il a institué un acte régulier, physique et tangible pour l'empêcher.

Voilà pourquoi la Cène n'est pas destinée à être lugubre, ni destinée non plus à être prise à la légère. C'est le mémorial de la chose la plus coûteuse qui ait jamais été faite, institué par Celui-là même qui l'a faite, pour des gens dont il savait qu'ils auraient besoin qu'on la leur rappelle.

8. Elle regarde en avant : jusqu'à ce qu'il vienne

La seconde note passe bien facilement inaperçue. La Cène a un terme fixé : jusqu'à ce qu'il vienne.

Chaque observance est donc une déclaration qu'il revient. La table est temporaire, et elle le dit elle-même. Nous ne sommes pas en train de nous souvenir indéfiniment d'un maître mort ; nous marquons un intervalle entre deux apparitions.

Cela donne à la Cène une inclinaison vers l'avant que la plupart des gens ne remarquent jamais. Elle n'est pas seulement un souvenir funèbre, mais une annonce — une proclamation, répétée aussi souvent que l'église se rassemble, que Celui dont nous nous rappelons la mort reviendra.

9. Ce que la Cène n'est pas

Plusieurs choses doivent être dites clairement, car des siècles de tradition y ont ajouté ce que l'Écriture ne contient pas.

Ce n'est pas un sacrifice. Christ ne fut offert qu'une seule fois. L'Écriture y insiste et le répète : un seul sacrifice pour les péchés, à perpétuité, après quoi il s'est assis. Une œuvre achevée ne se représente pas de nouveau, parce qu'il n'y reste plus rien à présenter. Le pain et la coupe annoncent un sacrifice déjà accompli ; ils n'en accomplissent aucun.

Les éléments ne changent pas. Il était assis corporellement à table lorsqu'il dit ceci est mon corps, tenant du pain dans ses mains, dans une chambre où les disciples le voyaient. Nul des présents ne s'imagina qu'il voulait dire que le pain était devenu sa chair. Il employait la même manière de parler lorsqu'il disait je suis la porte et je suis le cep.

Elle ne confère pas la grâce par elle-même. Manger et boire n'ajoutent rien à la position d'un croyant, et cela ne fait absolument rien pour un incroyant, sinon d'accroître sa responsabilité.

Ce n'est pas une dévotion privée. La Cène appartient à l'église rassemblée. C'est une chose que les croyants font ensemble, et sa forme même — un seul pain, une seule coupe — dit quelque chose du fait qu'ils sont un seul corps.

10. Que chacun s'éprouve soi-même

Une seule instruction est rattachée à la Cène, et elle est largement mal comprise, parfois jusqu'à causer une véritable détresse.

« Que chacun donc s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ; Car celui qui en mange et qui en boit indignement, mange et boit sa condamnation, ne discernant point le corps du Seigneur. » (1 Corinthiens 11:28-29)

Lisez très attentivement ce qui est dit ici, et ce qui ne l'est pas.

Le mot indignement est un adverbe : il décrit la manière de manger, et non pas la dignité de celui qui mange. S'il signifiait que seules des personnes dignes pourraient venir, la table demeurerait vide à jamais, car pas un seul d'entre nous n'en est digne. Jamais personne n'a été qualifié pour cela.

Et la faute que ce passage vient corriger était bien précise. Les croyants de ce lieu avaient changé la Cène en un repas désordonné où les riches mangeaient les premiers et où les pauvres n'avaient plus rien, de sorte que l'emblème même d'un corps uni servait à afficher la division.

Ainsi que chacun s'éprouve soi-même ne signifie nullement de fouiller sa conscience jusqu'à se sentir trop indigne pour venir. Cela signifie : venir avec réflexion plutôt qu'avec négligence. Régler ce que l'on sait être mauvais. Se réconcilier là où on le peut. Comprendre ce que ces emblèmes signifient, et ne pas les traiter comme une collation ordinaire.

Le remède à une conscience troublée devant la table n'est jamais de s'en tenir éloigné. C'est de confesser, puis de venir.

11. Deux images, toutes deux dirigées loin de nous

Placez-les maintenant côte à côte, et tout le dessein en devient clair.

Le baptême a lieu une seule fois ; la Cène, souvent. L'un marque un commencement qui n'arrive qu'une fois ; l'autre entretient un souvenir qui a besoin d'être sans cesse rafraîchi.

Le baptême porte principalement sur l'identification — voici à qui j'appartiens. La Cène porte principalement sur le souvenir — voici ce qu'il a fait.

Et toutes deux sont d'une parfaite simplicité. Il n'y a là aucun mystère qu'un expert devrait administrer, rien de caché aux gens ordinaires, aucun secret conféré à des initiés. Un converti peut comprendre l'un et l'autre en cinq minutes.

Cette simplicité-là est parfaitement délibérée. Dieu n'a pas donné aux siens un système rituel compliqué, car un système compliqué finit inévitablement par devenir un substitut de la chose qu'il représente. Il a donné de l'eau et un repas, et il nous a dit ce qu'ils signifient, afin que nous regardions à travers eux plutôt que de nous arrêter à eux.

12. Si aucune des deux images n'est encore vraie de vous

Tout ce qui précède suppose que quelque chose soit d'abord arrivé. Le baptême représente une mort et une résurrection qui doivent réellement avoir eu lieu dans la vie d'une personne ; la Cène rappelle une mort en laquelle il faut réellement s'être confié.

Sans cela, l'eau n'est que de l'eau et le pain n'est que du pain. La première affaire n'est donc pas celle des ordonnances, mais celle de la Personne qu'elles désignent toutes deux.

« Car il n'y a point de distinction, puisque tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3:23)

« Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur. » (Romains 6:23)

« Mais Dieu fait éclater son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5:8)

« Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être faits enfants de Dieu, savoir, à ceux qui croient en son nom. » (Jean 1:12)

« Crois au Seigneur Jésus-Christ, et tu seras sauvé. » (Actes 16:31)

Qu'est-ce qui m'empêche ?

La question de l'eunuque demeure encore aujourd'hui une bonne question. Il avait entendu l'Évangile, il l'avait cru, et il apercevait de l'eau au bord de la route. Qu'est-ce qui m'empêche d'être baptisé ?

Si vous vous êtes confié en Christ sans jamais avoir été baptisé comme croyant, la réponse honnête est d'ordinaire : absolument rien — sinon le report, ou la gêne d'avoir à l'expliquer à quelqu'un. Ni l'un ni l'autre n'est une raison valable.

Et si vous êtes un croyant qui s'est éloigné de la table du Seigneur, revenez-y. Elle fut donnée à des gens qui oublient, par un Sauveur qui savait bien qu'ils oublieraient, et tout son but est de remettre la croix devant vos yeux.

« Voici de l'eau, qu'est-ce qui m'empêche d'être baptisé ? »
Actes 8:36

Prions :

Notre Père céleste plein de grâce, nous venons nous présenter devant Ton trône de grâce par le nom précieux et par le mérite parfait de notre Seigneur Jésus-Christ, qui seul a ouvert le chemin qui mène jusqu'à Ta présence.

Nous Te rendons grâces pour Ton Fils bien-aimé, et pour **Celui** qui fut baptisé au Jourdain et qui rompit le pain la nuit qu'**Il** fut trahi. Nous Te louons également pour Ta Parole préservée, laquelle déclare : « Faites ceci en mémoire de moi » (1 Corinthiens 11:24), et qui ne saurait être anéantie.

Nous confessons devant Toi d'avoir fait grand cas des formes et peu de cas du **Sauveur** qu'elles représentent. Pardonne-nous, nous T'en supplions, et purifie-nous entièrement, car Tu es fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et pour nous purifier de toute iniquité.

Nous Te supplions pour toute âme qui lit ces lignes et qui est encore sans Christ. Envoie Ton Saint-Esprit afin de la convaincre de péché, de justice et de jugement ; ouvre son intelligence aux Écritures ; ôte de ses yeux le voile qui les couvre ; et attire-la vers Ton Fils avant même que ce jour ne s'achève.

Fortifie Ton peuple qui la lira. Console ceux qui sont découragés, affermis ceux qui chancellent, relève ceux qui sont tombés, et fais que nul ne s'en aille d'ici les mains vides. Et sers-Toi de ce message pour que chaque lecteur obéisse en ces choses avec joie et pour la bonne raison, pour Ta gloire et non pour la nôtre.

Nous Te demandons tout cela, ô Dieu, notre saint Père céleste, au nom précieux de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, par la puissance et l'onction du Saint-Esprit. Amen.

La prière la plus importante que vous ferez jamais

Avant de fermer cette page, il est une question qui compte bien davantage que tout ce que vous venez de lire : si vous mouriez cette nuit, savez-vous où vous seriez ?

Nul ne saurait être sauvé en adhérant à une église, en se faisant baptiser, en donnant de l'argent, ni même en menant une vie parfaitement honnête. Le salut n'est nullement un salaire que l'on gagne à la sueur de son front ; c'est un don gratuit que l'on reçoit. Nous avons tous péché, le salaire du péché c'est la mort, et il existe un enfer réel préparé pour le péché — mais le Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est mort sur la croix à la place même du pécheur, a été enseveli, et est ressuscité le troisième jour selon les Écritures.

Si vous vous reconnaissez pécheur, et que vous soyez disposé à vous détourner de votre péché et à vous confier en Lui seul, alors parlez à Dieu dès maintenant. Il n'existe aucune formule magique — mais si ces paroles sont le cri de votre cœur, priez-les et pensez-les :

Ô Dieu saint et tout-puissant, je viens à Toi tel que je suis, sans rien cacher. Je confesse que je suis pécheur. J'ai transgressé Ta loi, je me suis détourné pour suivre ma propre voie, et je mérite le jugement et le feu éternel que mon péché a mérités. Je ne puis en aucune façon me sauver moi-même, et je ne T'apporte rien.

Je crois que le Seigneur Jésus-Christ est Ton Fils ; qu'Il m'a aimé et qu'Il est mort sur la croix à ma place, versant Son sang précieux pour mes péchés ; qu'Il a été enseveli, et qu'Il est ressuscité le troisième jour.

Ici et maintenant, je me détourne de mon péché de tout mon cœur, et je me confie en Lui seul — non en mes œuvres, non en ma religion, non en ma bonté — pour me sauver. Seigneur Jésus, entre dans mon cœur, pardonne mon péché, et sois mon Sauveur dès cet instant et pour toujours.

Au nom précieux de notre Seigneur Jésus-Christ je prie. Amen.

Après avoir prié

1. Dites-le à quelqu'un aujourd'hui même. « Si tu confesses de ta bouche que Jésus est le Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (Romains 10:9).

2. Commencez à lire la Bible. Débutez par l'Évangile selon Jean, puis lisez les Actes, puis l'épître aux Romains. Lisez-en un peu chaque jour. « Désirez avec ardeur le lait spirituel et pur, afin que vous croissiez par son moyen » (1 Pierre 2:2).

3. Parlez chaque jour à votre Père. Vous pouvez désormais venir à Lui avec une pleine confiance, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ. Aucun rendez-vous n'est nécessaire, ni la permission d'aucun homme.

4. Trouvez une église qui croit la Bible, et faites-vous baptiser. Non pas pour être sauvé — vous l'êtes déjà — mais bien par obéissance, et comme confession publique de ce qui vient de vous arriver.

5. Reposez-vous en ceci, et ne soyez pas ébranlé par vos sentiments. « Celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle, et il ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5:24). Vous pécherez encore ; et lorsque cela arrivera, confessez-le aussitôt et poursuivez votre route — « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1:9).